03 mars 2007
COMMUNIQUÉ de solidarité avec les enragés de la commune libre de Kopenhagen
COMMUNIQUÉ de solidarité avec les enragés de la commune libre de Kopenhagen
NOUS, "les enragés de la commune libre" ayant activement participé à l'occupation de plusieurs bâtiments vides initiée le 28 septembre 2006 (au 100-103 boulevard de Waterloo à Bruxelles),
NOUS tenons à exprimer notre plus entière solidarité avec nos frères et soeurs en lutte dans les quartiers populaires de Kopenhagen suite à leur expulsion par la force armée de la police.
NOUS tenons à saluer la réaction vigoureuse de cette saine humanité, de ces résistants à l'ordre de la propriété privée.
C'est avec la force du refus et de la détermination que vous affrontez la dictature de l'argent, cette force et cette détermination qui ont si cruellement manqué aux "occupants du 103" boulevard de Waterloo lorsque nous nous sommes fait expulsés (le 17 novembre 2006) suite à une décision judiciaire.
JUSTICE DE CLASSE, JUSTICE DE CRASSE, JUSTICE DE DÉMOCRASSE!!!
Voir notre communiqué du 17 novembre.
NOS LUTTES NOUS APPARTIENNENT!
CE N'EST QU'UN COMBAT, CONTINUONS LE DÉBUT!
ORGANISONS DÈS MAINTENANT LA RIPOSTE!
SOUTENONS ACTIVEMENT LA JEUNESSE EMEUTIERE DE COPENHAGUE
http://nosotros.incontrolados.over-blog.com/article-5866760.html
17 novembre 2006
COMMUNIQUE des enragés de la commune libre
Alors, vous avez enfin compris ?
JUSTICE DE CLASSE !
JUSTICE DE CRASSE !
JUSTICE DE DÉMOCRASSE !
Depuis le début du mouvement d’occupation du boulevard de Waterloo 100-103 à Bruxelles, le 28 septembre 2006, le poison social démocrate s’infiltre insidieusement pour mieux nous faire parler, nous faire négocier, nous faire taire !
Tout ce que la classe politique peut compter comme représentants s’est poussé au portillon de la « solidarité » verbale, et les « gentils organisateurs » du mouvement d’occupation les ont crû, leur ont donné une tribune pour déverser leur fiel politicien, et les occupants se sont fait berner par de belles promesses sans autres conséquences, et pour cause !
Ils ont aussi voulu nous instrumentaliser, à des fins politiciennes, et nous envoyer au casse-pipe dans un combat qui n’est pas le nôtre : le combat contre l’église de scientologie ! Alors que notre lutte, c’est la lutte contre la misère, contre la déshumanisation, contre la guerre de tous contre tous ; notre lutte, c’est la lutte pour l’amélioration drastique de nos conditions de vie et donc contre les gestionnaires de notre misère dont les professionnels de la politique sont le fer de lance !
Tout le monde a cru devoir faire confiance dans les pouvoirs publics (les politiques, la ville de Bruxelles, le CPAS, la police, la justice, etc.) et donc ces « beaux parleurs » ont ainsi eu tout le loisir de mieux nous désarmer. Plutôt que de faire confiance en nos propres forces, plutôt que de s’auto-organiser pour notre propre défense, nous avons délégué aux « autorités » ces tâches essentielles pour le développement de notre mouvement.
Lorsqu’on est affamé (de vie !…), il est plus utile d’apprendre à se nourrir plutôt que de recevoir les colis alimentaires faisandés des truands de l’agro-business ; lorsque nous devons nous défendre et renforcer notre propre mouvement, il est plus utile de ne compter que sur nos propres forces pour l’autodéfense ! Dans les deux cas, si nous n’agissons pas avec nos propres moyens, nous nous livrons volontairement aux institutions qui n’attendent rien d’autre que la première occasion pour nous porter l’estocade fatale.
La justice de paix (sociale !) a rendu son verdict : les occupants du « 103 » doivent « déguerpir » dans les 48 heures ! Aujourd’hui, la « retraite » se fait par démission devant le pouvoir du fric et de la sacro-sainte propriété privée. On nous affirme que ce n’est que partie remise, mais nous ne faisons que récolter les fruits de nos propres faiblesses et illusions envers les pouvoirs publics.
Nos luttes nous appartiennent !
Ce n’est qu’un combat, continuons le début !
Organisons dès maintenant la riposte !
« les enragés de la commune libre »
expulsés du boulevard de Waterloo 100-103 à Bruxelles
Bruxelles le 17 novembre 2006