18 mars 2008
A propos de quelques anniversaires
Qui s’en souvient aujourd'hui, mais ce 18 mars est l’anniversaire de l’insurrection « parisienne » de 1871, mieux connue sous le nom de « Commune de Paris ».
Nous, Enragés de la Commune libre, expression militante issue de l’occupation du 100-103 boulevard de Waterloo à Bruxelles, du 28 septembre au 17 novembre 2006, tenons à saluer cette saine humanité qui, il y a plus d’un siècle, s’est spontanément soulevée contre la guerre, la misère, le capitalisme et la propriété privée. Ces vaillants combattants, qui ont écrit en lettres de feu des pages glorieuses dans l’histoire des exploités en lutte pour leur affranchissement, aujourd’hui encore, nous montrent la voix à suivre.
Mais, ils sont d’autres dates plus funestes qui nous rappellent la mitraille et le feu dans notre chair :
16 mars 1968, il y a 40 ans : massacre de MY LAI au Vietnam, où des « boys » ont sciemment tué femmes, enfants et vieillards, prouvant une fois de plus, qu’au-delà de toutes les justifications propagandistes concernant « l’ennemi », « le bloc soviétique », « la menace chinoise », « les terroristes », etc., c’est encore et toujours les populations, les civils, les pauvres, les travailleurs, NOUS, qui sommes de la chair à canon pour tous ces massacreurs assermentés…
Du 16 au 19 mars 1988, il y a 20 ans : bombardement chimique contre la population de HALABJA en Iraq. Saddam Hussein, le grand ami des occidentaux à l’époque, fut aidé dans sa funeste besogne par ses alliés : les avions étaient français, les gaz allemands, les capitaux anglais et américains. Quant à son armée de terre, elle était équipée de matériel soviétique…
Le 20 mars 2003, il y a 5 ans, débutait la nouvelle guerre du Golfe durant laquelle des dizaines de milliers de civils ont été assassinés par les forces d’occupation et de maintien de l’ordre de la finance internationale. Aujourd’hui, l’Iraq devient un bourbier comme hier le fut le Vietnam pour l’arrogance des capitalistes. Nous leur souhaitons la plus flagrante défaite et qu’enfin se soulèvent les exploités et les opprimés de la terre entière…
ASSAILLONS IMPITOYABLEMENT TOUTES LES RAISONS D'ETAT
17 mars 2008
http://squat.net/fr/news/grenade190208.html
(Trouvé sur Indymedia-Paris le jeudi 14 février 2008)
Actions à Grenade :
2 janvier 2008 : L’agence immobilière "Molina olea" de la rue st.Anton est cramée.
30 janvier : Sont posés en cachette 10 litres d’essence avec allume-feu et dispositif retardant dans l’agence immobilière "Osuna" et dans le centre de beauté "Constituciòn".
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Qu’est ce qui arrive à cette humanité ?
On est des travailleurs, chômeurs, étudiants ; cette gigantesque manière de vivre qu'on nous a inculqué mène partout à la destruction. De l’individu à la société, et de là à tout le monde, la misère de nos vies se reproduit avec toutes ses facettes.
On fait des boulots de merde, on loge dans des boîtes à chaussures, on vit comme des pas-encore-morts. On travaille 8 heures pour après pouvoir consommer 8 heures, on se met tout seul les chaînes données par ce monde qui "nécessite de l’argent", "a l’argent", "crève pour l’argent". Personne n’est heureux dans sa vie de misère. Le réveil annonce une nouvelle journée de merde : aller au boulot, prendre la voiture, se jeter dans le trafic, subir le patron, travailler 8 heures ou plus, reprendre la bagnole, et le soir sera pareil comme quand t’y es monté le matin, se jeter dans le trafic, se garer, rejoindre sa maison pourrie, donc aller consommer dans un supermarché avec ses lumières au néon, au magasin, satisfaire ton besoin d’acheter cette merde que tout le monde considère importante... Quels sont vos vrais désirs ?
Tu vas te coucher en pensant que tout se passe bien, que t’es heureux, que t’es en train de te réaliser comme personne, mais il y a quelque chose qui te manque, que tu tais en préférant te résigner. "Si je n’ai pas d’alternatives à ça, je préfère continuer ma non-vie. Si je risquais de me libérer de la propriété, des devoirs et des obligations imposées, que serait-il de moi ?" Et si on te disait qu’il y a une issue ? Un chemin qui passe par la destruction de la marchandise, de ses patrons, serrer la vis une fois pour toutes. Chouette, non ? Idéaliste, certes ; utopique, même, mais indispensable.
On nous a mis tellement de merde dans la tête avec la télé, qu’on adore notre modernisation sans se poser aucune question, aucun doute. On aime bien que les machines détruisent nos montagnes en les goudronnant pour y mettre des centres commerciaux ou des séries interminables de pavillons tous pareils. On aime bien être domestiqué avec des milliers de produit qui, plus que nous aider, nous imposent une consommation et donc une nécessité stupide. On aime l’inactivité stérile qu’on nous impose, une vie sociale superficielle. On aime bien crever jour après jour.
Mais nous, on en est fatiguéEs, surtout nos esprits. Ca nous effraie de penser à la retraite, parce que à cette age là on cherche autre chose et il y en a pas. Après avoir travaillé 50 ans ou plus, tu te rends conte que t’as perdu une partie de ta vie en engraissant l’engrenage qui bouge du lundi au vendredi, de 8h à 18h ; l’autre moitié de la vie tu l’as perdue dans un centre commercial ; ce qui reste, en regardant la télé, et bien peu de souvenirs d’une vie pleine.
Or, si vous voulez nous appeler "vandalEs" ou "fous" après tout ce qui a été dit, vous vous rendez pas compte de la violence faite contre nous-mêmes ? Auprès de vous, qui est pire ? qui crame des agences immobilières et le centre de beauté ? Ou qui reste indifférent ou regarde ailleurs lorsqu’ils détruisent les montagnes, mènent des spéculations immobilières sur les terrains, et une hypohèque de 20 ans à terme fixe de propriété d’une banque, ou ce loyer gonflé pour cette maison pourrie, ou cette liposucion, ces seins refaits, ou cette épilation laser qui te rendra esthétiquement acceptable dans cette société puérile. Combien de fausseté et d’hypocrisie dans cette manière de vivre.
Faites ce que vous voulez, nous on sait ce qu’il faut qu’on fasse. On sort la nuit, on fait ce qu’on considère juste et on dort avec un grand sourire sur les lèvres, parce qu’on sait avoir jeté un caillou contre nos chaînes. Et même si on sait que c’est que des actions ponctuelles, on n’attendra pas "le grand soir", car notre vie, elle, n’attend pas. Du moins notre terre et nos montagnes.
Si vous pensez être pour cette société de capitalisme sauvage, qui fait de l’argent sur le dos des gens, des animaux et des terres, préparez-vous une boîte de prozac format industriel parce qu’existe une dissidence, il existe quand même un sommet de critique, il existe des personnes, des hommes et des femmes qui luttent pour ce qu’ils considèrent juste.
A BAS LA PROPRIETE ! A BAS LE CONSUMERISME ! A BAS LA SOCIETE DU SPECTACLE !
signé : LES VIOLEURS DE LA PROPRIETE
P.S: On est pas la kale borroka (en basque "guérilla urbaine à basse intensité") et on ne veut pas non plus lui ressembler. On est ceux-celles qui étaient dans la commune de Paris, les révolutionaires de la Russie écrasés par les bolchéviques, les spartakistes allemandEs, ceux-celles de l’insurrection de ’34 en Autriche, les révolutionaires du juillet ’36, les rebelles hongroisES, ceux-celles du mai français de ’68, ceux-celles du ’77 italien, les ouvrierEs qui manifestèrent contre le capitalisme et le stalinisme à Berlin et en Pologne, ceux-celles de l’Internationale situationniste, ceux-celles du MIL, ceux-celles des commandos autonomes anticapitalistes, ceux-celles de la Angry Brigade... Oui ! On reprend notre histoire. On est des travailleurSEs, chomeurSEs, étudiantEs. REPANDS LA GRAINE DE LA REVOLTE !
06 mars 2008
Et foutons aussi le feu à tous les camps:
DESERTEZ TOUT MAINTENANT:
L'économie, les nationalismes, les mosquées, les églises, les synagogues, les ANPE, les URNES, l'ONU, le pacifisme, le warrior made in nokia, la télé,
FOUTONS LE CAMP DE PARTOUT...
NULLE PART OU ALLER
GEMISSEZ-VOUS DEJA
???
ALORS C'EST SIMPLE:
ASSAILLONS IMPITOYABLEMENT TOUTES LES RAISONS D'ETAT
(les amis du négatif)
[la commune libre]
A propos de la solidarité
Vous trouverez plus d'info sur quelques arrestations en France sur le site http://cettesemaine.free.fr
Voici un texte qui a été écrit par Kalimero, une caisse de solidarité à Paris.
SOLIDARITE
Il y a tant de raisons de se révolter contre ce monde, rien d'étonnant donc si certains, certaines le font et agissent. L'Etat, aidé par les journalistes et tous les garants de l'ordre existant (syndicats et partis en première ligne), répond généralement en montrant du doigt une partie des révoltés qu'il enferme dans des catégories créées pour l'occasion : les émeutiers se résument à la "racaille", comme la débrouille devient de la "criminalité organisée", et retenir un patron peut être considéré comme une "prise d'otages"... Tous rapports de causalité sociale et politique disparaissent, ne laissant place qu'à des êtres méchants ou fous-furieux, auxquels personne ne pourrait s'identifier.
Des spectres hantent le monde
Ces différentes désignations d' "ennemis intérieurs" servent à séparer, à isoler du reste de la société celles et ceux qui s'opposent à la bonne marche du système et percent la lourde chape de la pacification démocratique. Il s'agit de créer un consensus contre eux pour les réprimer plus facilement. Instiller la peur est de longue date pour l'Etat une manière de souder la société. Cela lui permet de se renforcer en se posant en protecteur ... au besoin par la terreur. La révolte se diffuse en novembre 2005 et c'est l'état d'urgence, le GIGN et le RAID sont envoyés de plus en plus souvent pour mater les récalcitrants. A intervalles réguliers, on nous ressort aussi la figure "du terroriste", pratique pour présenter des "monstres" aux actes incompréhensibles et totalement "étrangers" au commun des mortels. La notion de "terrorisme" dont dispose l'Etat est suffisamment large pour qu'il puisse l'appliquer à son gré face à certaines situations. Ainsi, deux faits complètement similaires pourront être qualifiés ou pas de "terroriste". Cela a bien sûr des conséquences sur le traitement policier et judiciaire : prolongement de garde-à-vue pouvant aller jusqu'à 6 jours, difficulté accrue pour voir un avocat, puis pour préparer la défense...
Crapules ou paranos ?
Aujourd'hui, beaucoup font des pieds et des mains pour se démarquer des suspectés, inculpés ou condamnés. Que ce soit en proclamant n'avoir rien en commun avec ceux qui sont sous le coup de la justice, en ressassant les théories sur la manipulation ou en employant les catégories du pouvoir (criminels, terroristes, psychopathes), ils font exactement le jeu que l'Etat attend d'eux. Peut-être pensent-ils ainsi apparaître comme plus responsables et plus légitimes, et - qui sait - devenir des interlocuteurs de choix de l'Etat. En effet, reprendre les catégories policières : les "bons manifestants" et les "méchants casseurs", les grévistes "responsables" et ceux qui ne respectent même plus leur outil de travail, etc, revient à dire qu'il faut agir exclusivement selon les règles du jeu imposées par notre adversaire. Quand les âmes bien-pensantes disent « la révolte, oui certes. Mais pas comme ça et pas maintenant. », elles la repoussent encore à de lointains ailleurs ou un hypothétique avenir. Et elles continuent à présenter des actes de rebellion concrète et réelle comme "étrangers". Affirmer qu'il est inconcevable que des gens s'opposent directement à l'ordre existant, c'est dire à demi mot qu'il n'y a pas de révolte sociale possible. Chercher à coller aux révoltes un visage, une identité, une structure, c'est faire un travail de flic ; leur inventer des meneurs, une source de financement occulte, des ficelles tirées dans l'ombre, c'est nier qu'elles n'ont souvent besoin que de moyens rudimentaires et de détermination.
Forger et utiliser ses propres moyens de lutte placerait-il de fait en-dehors du champ des luttes sociales ? C'est le discours que tiennent l'Etat et ses relais directs car ils défendent leurs intérêts… Cependant, il semble plus étrange de constater à quel point il est intégré chez la plupart des personnes qui prennent part aux mouvements de lutte. Chacun devrait avoir à l'esprit que plus l'Etat, sa justice et sa police, restreignent le champ de ce qui est permis, plus celui de l'illégalité s'étend au point de s'immiscer dans l'ensemble de nos faits et gestes. Ne pas se satisfaire des critères édictés par l'Etat et ses acolytes, n'est pas faire preuve d'un esprit de transgression « extraordinaire », c'est simplement se donner la possibilité d'agir au quotidien.
Contre toutes les prisons
Aujourd'hui, de manière générale, la taule est une arme aussi banalement appliquée contre la conflictualité sociale que le coup de matraque ou le lacrymogène. La prison n'est pas qu'un lieu où l'on enferme pour détruire méthodiquement le déviant, c'est aussi une idée distillée dans tout le corps social, une menace qui doit produire que chacun se tienne tranquille. Elle est l'aboutissement des techniques d'isolement et de séparation. De plus en plus nombreux sont celles et ceux qui finissent enfermés derrière des murs et des portes bien vérouillés par des cercles concentriques de matons, de juges, de flics, de journalistes, de syndicalistes responsables. Arracher l'individu à ses relations, séparer chaque corps par l'encellulement et aussi isoler une partie des prolétaires que l'on enferme des autres, restées à l'extérieur : voilà la technique et la fonction du système carcéral. Et si la solidarité est l'arme la plus efficace contre la répression - et la prison en particulier - c'est parce qu'elle est l'exact contraire de ces séparations.
Solidarité !
Kalimero Paris
Kalimero est un collectif et une caisse de solidarité. Il a pour objet de collecter des sous pour les prisonniers ainsi que de se rencontrer pour discuter des différentes situations. Une fois par mois se tiennent une réunion et une auberge espagnole (apporter à boire et à manger).
En prison on a besoin d'argent pour se procurer les denrées de base (sel, sucre, timbres, tabac, etc.). Pour permettre aux personnes incarcérées de satisfaire ces besoins élémentaires, nous souhaitons leur envoyer des mandats mensuels de 120 euros. Une caisse de solidarité a besoin de continuité. Nous n'avons ni sponsor, ni mécène, aussi avons-nous convenu d'un rendez-vous par mois pour collecter des sous afin d'alimenter la caisse. Ces rencontres sont également l'occasion d'échanger des informations, d'assurer le suivi des différentes histoires et de discuter des situations qui se présentent. Dans un souci de régularité, ces rencarts ont été fixés une fois par mois à 18h pour la réunion et à 20h pour une auberge espagnole. Pour envoyer de l'argent et pour être tenus au courant des prochains rendez-vous de kalimero, vous pouvez demander à être inscrit sur la mailing list de kalimero en écrivant à kalimeroparis@gmail.com ou consulter indymedia paris (logo en haut à gauche).
Le n° de compte pour faire un virement : 10278 06137 00020471901 clé 07
Sinon chacun peut déposer de l'argent en liquide dans toutes les agences du Crédit Mutuel en donnant ce n° : 06137 00020471901
